Sylvie Lucille 8 mars 2020
Des cadres d'une entreprise, dont des femmes, en réunion de travail.

 

Selon des chiffres publiés vendredi 6 mars par l’Office européen des statistiques Eurostat, seuls 37% des postes d’encadrement dans les entreprises de l’Union européenne étaient occupés par des femmes en 2019. La France se situe un point au-dessus de la moyenne européenne (38%).

La Lettonie, meilleur exemple de la politique de parité

Alors que la journée internationale des droits des femmes a lieu ce dimanche 8 mars, l’égalité professionnelle entre les sexes n’est pas encore acquise dans l’Union Européenne. En effet, selon des chiffres publiés vendredi 6 mars par l’Office européen des statistiques Eurostat, seuls 37% des postes d’encadrement dans les entreprises de l’Union européenne étaient occupés par des femmes en 2019. Soit un peu plus d’un tiers.

« Les femmes continuent d’être sous-représentées parmi les cadres », alors qu’elle constitue environ la moitié des personnes qui travaillent dans l’UE, souligne Eurostat dans son communiqué. Sur 6,7 millions de cadres européens en 2019, 4,3 millions étaient des hommes (63%) et 2,5 millions des femmes (37%).

En France, (38%) des postes d’encadrement dans les entreprises sont occupés par les femmes, soit un point au-dessus de la moyenne européenne. Parmi les 27 Etats membres de l’UE, seule la Lettonie enregistre une proportion plus importante de cadres femmes que de cadres hommes (53%). Suivent la Bulgarie (49%), la Pologne (48%), et l’Estonie (46%). Au bas de l’échelle, nous retrouvons Chypre (19%), le Luxembourg (23%) et le Danemark (27%).

Les femmes très présentes dans les conseils d’administration des sociétés cotées en Bourse en France

En prenant uniquement en compte les cadres supérieurs, l’écart se creuse encore entre hommes et femmes. D’après Eurostat, moins d’un cinquième (18%) étaient des femmes en 2019 dans l’Union européenne, « ce qui représente néanmoins une augmentation de 8 points de pourcentage » par rapport à 2012 (10%). A ce niveau, les meilleurs élèves sont : la Roumanie (34%), l’Estonie (33%) et la Lituanie (30%). A l’autre extrémité se situent au Luxembourg (6%) et à l’Autriche (8%). La France reste là encore dans la moyenne européenne (20%).

Enfin, l’étude d’Eurostat indique que les femmes composent 28% des membres de conseils d’administration des sociétés cotées en Bourse. Cette fois la France prend les devants (45%), en raison de la loi Copé-Zimmermann de 2011, qui a imposé un quota de 40% de femmes dans cet organe clé de décision. L’Estonie et Chypre (9%) sont les pays où la proportion de femmes est la plus faible.

L’index de l’égalité professionnelle homme-femme en entreprises disponible

Eurostat a publié ses chiffres en même temps que le gouvernement révélait son index de l’égalité professionnelle homme-femme en entreprises. « L’analyse détaillée des premiers résultats des entreprises de plus de 1000 salariés montre qu’elles respectent davantage leurs obligations en matière d’égalité des sexes que l’an passé » indique le ministère du Travail. La note moyenne en 2020 s’élève à 87 pour les entreprises de plus de 1 000 salariés contre 83 en 2019. Cependant, le fameux « plafond de verre », qui écarte souvent les femmes des postes de direction, reste bien en place. Dans une entreprise sur deux, il y a au moins 9 hommes dans les 10 plus hautes rémunérations.

 

 

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