Necla Özmen, 55 ans, habitante d’Ankara, réclame un test ADN afin d’établir son lien de filiation avec le chef de l’État américain.
« Je ne veux pas lui créer de problèmes. Je veux simplement connaître la vérité. » Persuadée d’être la fille de Donald Trump, Necla Özmen a décidé de faire entendre sa voix, espérant réaliser un test ADN pour en apporter la preuve.
Dans un entretien accordé fin décembre 2025 au quotidien turc Hürriyet, cette quinquagénaire originaire d’Ankara est revenue sur son combat. « Je veux juste savoir s’il est mon père. J’aimerais qu’il me parle. Je peux le démontrer par un test ADN, s’il accepte », a-t-elle déclaré, soulignant certaines ressemblances physiques avec les enfants du président américain.
Cette sortie intervient pourtant trois mois après un premier revers judiciaire. En septembre dernier, la 27ᵉ chambre du tribunal de la famille d’Ankara a rejeté sa requête visant à obtenir l’ordonnance d’un test de paternité, estimant les éléments fournis insuffisants.
Le jugement précise que les affirmations de Necla reposent uniquement sur des récits personnels, sans pièces justificatives ni témoins directs. Le droit turc impose en effet des critères stricts pour autoriser un test ADN impliquant un citoyen étranger.
Des démarches à l’international
Les juridictions exigent des preuves matérielles solides avant d’ordonner une telle procédure, surtout lorsqu’il s’agit d’une personnalité d’envergure mondiale comme Donald Trump.
Loin de renoncer, Necla Özmen a fait appel de cette décision et entrepris de nouvelles démarches. Elle a adressé des pétitions aux autorités américaines et à l’ambassade des États-Unis en Turquie, espérant obtenir un réexamen de sa demande sur le sol américain.
Selon son récit, peu avant le décès de sa mère adoptive, Sati Özmen, celle-ci lui aurait confié avoir donné naissance à un enfant mort-né en 1970 dans un hôpital d’Ankara. Dans le même établissement, une Américaine prénommée Sophia, qui souhaitait abandonner sa fille, lui aurait remis le nouveau‑né : Necla.
Une histoire déjà vue ?
Les adoptions informelles et les échanges d’enfants à la naissance n’étaient pas rares dans les hôpitaux turcs des années 1970, à une époque où les contrôles administratifs restaient limités. Toutefois, l’idée d’un lien avec un ressortissant américain de premier plan confère à cette histoire une dimension exceptionnelle.
Le père adoptif de Necla, Dursun Özmen, est décédé en 2009, bien avant ces révélations. Sa mère adoptive, morte en 2017, emporte avec elle une partie du mystère.
Donald Trump et son entourage n’ont, jusqu’ici, formulé aucun commentaire sur ces affirmations. Le locataire de la Maison Blanche, déjà confronté à de nombreuses polémiques au fil de sa carrière politique et économique, se voit ainsi mêlé à une nouvelle affaire pour le moins singulière.
Le quotidien Le Parisien rappelle ainsi que CNN avait révélé en 2018 l’existence d’un contrat conclu en 2015 entre Dino Sajudin, un ancien portier de la Trump Tower, et le groupe de presse American Media Inc. Le document portait sur une rumeur selon laquelle Trump aurait eu un enfant avec une employée de maison, mais aucune preuve n’a jamais été fournie.


