Tim P 16 septembre 2019
Les professions libérales dans la rue lors de la mobilisation du 16 août 2019

 

Opposées au futur « système universel » de retraites voulu par le gouvernement, les professions libérales ont manifesté leur mécontentement ce lundi. Avocats, infirmiers, pilotes… tous étaient présents pour tenter de conserver leurs « régimes autonomes ».

Robes noires et blouses blanches main dans la main

Ce lundi, plusieurs professions libérales, rassemblées notamment au sein du collectif SOS Retraites, ont manifesté contre le « système universel » de retraites voulu par Emmanuel Macron. Le cortège est parti de la place de l’Opéra à Paris vers 14 heures pour rejoindre la place de la Nation. Les avocats ont massivement répondu à l’appel du Conseil national des barreaux (CNB) avec la mobilisation de 164 barreaux. A côté des robes noires, ont défilé des blouses blanches (médecins, infirmiers, etc.) et les professionnels du transport aérien (pilotes, hôtesses, stewards), soucieux comme eux de conserver leurs « régimes autonomes ».

Au son des sifflets et des sirènes, les manifestants se sont fait bruyamment entendre pratiquement toute l’après-midi ce lundi. Satisfaite de la mobilisation, Christiane Feral-Schuhl, la présidente du CNB, a lancé « Robes noires, blouses blanches, uniformes vous êtes tous là, vous êtes des milliers, bravo ! ». Puis d’ajouter : « nous n’avons jamais été aussi nombreux ». Avant de taper du poing sur la table : « Nous représentons 700.000 professionnels qui soignent, qui défendent, qui transportent et qui veulent vivre de leur métier, et vivre de leur retraite. Nous disons non à la nationalisation de nos régimes autonomes, non au régime universel ».

Pour Dr Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre (UFML), il faut bien différencier les caisses de retraites des indépendants de celles de la SNCF, de la RATP et des industries électriques et gazières, soutenues bon gré mal gré par l’Etat. « Nous ne sommes pas des régimes spéciaux, nos caisses sont bénéficiaires et nous entendons les garder », a-t-il précisé.

« On sera dehors pendant un an s’il le faut »

Quant à Ghislaine Sicre, présidente de Convergence Infirmière, interrogée sur franceinfo lundi, elle estime que cette réforme est une « spoliation dans les réserves de [leurs] caisses autonomes ». Elle rappelle d’ailleurs que « Toutes les caisses autonomes sont régies par les professions elles-mêmes et elles n’ont pas eu besoin d’un euro de la population. ». Au-delà de la spoliation des réserves, « Ce régime-là va avoir des conséquences importantes pour la population : les infirmières vont avoir 14% d’augmentation de leurs cotisations, pour moins de pension (…) Avec cette réforme on risque des fermetures de cabinet. Et si on ferme des cabinets, c’est la population qui ne sera pas soignée, c’est très dangereux », a mis en garde la présidente de Convergence Infirmière. « On sera dehors pendant un an s’il le faut », a en outre prévenu Ghislaine Sicre.

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