Opiniatre 16 novembre 2018

Quelques semaines après la démission de Pascal Pavageau pour l’histoire du fichage de responsable du syndicat, Force Ouvrière est de nouveau sous les projecteurs pour une nouvelle affaire loin de la défense des intérêts des salariés. En 2017, les notes de frais des treize membres du bureau confédéral ont atteint les 388 000 euros.

Loin de la condition ouvrière, les responsables du troisième syndicat de France ne signalent pas par leur vie austère. Pascal Pavageau a été remboursé de plus de 50 000 euros de notes de frais en 2017, près de 50 000 en 2016 et 30 000 en 2015.

Jean-Claude Mailly, ex secrétaire de l’organisation a touché plus de 100 000 euros de salaire brut en 2017 sans compter plusieurs dizaines de milliers d’euros de notes de frais remboursées dont certaines sont des tickets de cartes bancaires sans aucune justification pour des sommes atteignant 1808 euros, 2086,24 euros et jusqu’à 3691,29 euros. En 2017, l’organisation a accusé un déficit de 635 000 euros.

Patrice Clos, candidat à la direction de la confédération s’affirme comme partisan d’un « coup de balais ». Il est écœuré par la situation et a déclaré : « Qu’un responsable syndical – même s’il s’appelle Jean-Claude Mailly – touche 10 000 euros par mois, ne me dites pas que c’est normal! Après ça, comment voulez-vous défendre un salarié qui touche le SMIC ? ».

Dans un communiqué qui dénonce les « amalgames », le bureau confédéral explique : « Au titre des notes de frais liés à l’exercice de leurs mandats, la Confédération prend en charge les transports, hébergements, repas associés en particulier aux nombreux déplacements auxquels sont contraints les secrétaires confédéraux, contraintes qui peuvent différer sensiblement selon le secteur de responsabilité, allant de plusieurs déplacements réguliers hebdomadaires en province, y inclus DOM et TOM, à des déplacements à l’étranger, en Europe, Asie, Amérique, Afrique dans le cadre de missions liées aux engagements internationaux de la Confédération ».

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