Opiniatre 5 juin 2019

Rallye, la holding qui détient l’enseigne alimentaire Casino, traverse une période de crise économique et boursière. Son PDG, Jean-Claude Naouri, a fini par placer l’entreprise en procédure de sauvegarde. Les dettes étant élevées et les créanciers réclamant leurs créances, les salariés de Casino ne peuvent s’empêcher d’imaginer le pire. Pour éviter un démantèlement du groupe, le syndicat Force Ouvrière du géant de la distribution a lancé une pétition.

Soumis à la forte pression des dettes accumulées, Jean-Claude Naouri le PDG de Casino, a placé Rallye, la maison-mère du groupe, en procédure de sauvegarde. Cette initiative a pour objectif de suspendre la cotation de Rallye et de Casino, en proie depuis plusieurs années à des fonds spéculatifs qui parient à la baisse sur leur valeur. Ce gain de temps permet également à l’enseigne de renégocier ses dettes auprès de ses créanciers.

Le tribunal de commerce de Paris, après avoir accordé la mise en procédure de sauvegarde, a désigné deux administrateurs judiciaires, Hélène Bourbouloux et Frédéric Abitbol, qui se chargeront des négociations. Ils devront tenter de restructurer une dette de 2,9 milliards d’euros pour Rallye. .

Malgré les déclarations rassurantes de la direction du groupe, qui certifie que ces mesures n’auront aucun impact sur ses activités, les salariés et les syndicats, eux, sont inquiets. Ils craignent que le contrôle de Rallye soit transféré chez un des créanciers et que le groupe Casino soit démantelé. Pour faire face à cette mise en péril qui concerne pas moins de 75 000 salariés, le syndicat Force Ouvrière Casino et la FGTA-FO (Fédération générale des travailleurs de l’agriculture, de l’alimentation, des tabacs et des services annexes) ont lancé une pétition.

Disponible sur change.org, elle souhaite faire intervenir les ministères du Travail et de l’Économie pour qu’ils prennent les mesures nécessaires afin d’empêcher « le démantèlement du groupe Casino et des entreprises rattachées à la société Rallye ». Très inquiets pour les salariés, les syndicats précisent que « des femmes, des hommes et leurs familles n’ont pas à être sacrifiés au nom de manipulations boursières qui sont exercées à seule fin de spéculations ».

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