Sylvie Lucille 5 juillet 2020
Le nouveau premier ministre français, Jean Castex, veut régler au plus vite la réforme des retraites.

 

Au cours d’un entretien publié dans l’édition du 5 juillet du Journal du dimanche (JDD), le nouveau premier ministre Jean Castex a exprimé sa volonté de régler « à court terme » le dossier sur la réforme des retraites. Il prévient déjà qu’il ne croit pas « au consensus mou ».

Nommé vendredi par Emmanuel Macron, en remplacement d’Edouard Philippe qui a démissionné le même jour, Jean Castex est déjà au travail pour former un nouveau gouvernement d’ici le mercredi 8 juillet prochain. Il a annoncé ce dimanche au JDD que « la composition de [son] équipe correspondra aux priorités que nous nous fixons ; ce n’est pas un casting, c’est un choix politique et cela doit répondre à une exigence de compétence». Parmi les principaux dossiers qui attendent les futurs ministres, figure en bonne place la réforme des retraites. Le nouveau premier ministre souhaite régler ce point chaud du quinquennat Macron « à court terme ».

« Des décisions essentielles sont sur la table. L’emploi, évidemment, qui dans le contexte actuel requiert une mobilisation de tous dans le cadre de la nouvelle donne sociale lancée par le président de la République. Le soutien aux soignants et la transformation de notre système de santé dans le cadre du Ségur que je conclurai la semaine prochaine », a indiqué ce matin Jean Castex. Faute d’accord avec les organisations syndicales, le gouvernement de son prédécesseur Edouard Philippe avait décidé jeudi de prolonger de quelques jours le « Ségur de la santé », alors qu’une enveloppe de 7 milliards d’euros se trouve sur la table pour les salaires des soignants.

Le choix du compromis et non de la compromission

Interrogé sur les inquiétudes des syndicats concernant les retraites, Jean Castex a affirmé qu’il « souhaite reprendre le dialogue avec les partenaires sociaux », après que « la crise [du coronavirus] a aggravé fortement le déficit de nos régimes de retraite ». Il ajoute : « A minima, nous devrons nous fixer un nouvel agenda social ». Le premier ministre a toutefois averti les syndicats qu’il ne croit pas « au consensus mou » tout en définissant sa manière de faire comme « un mélange de volontarisme et d’expérience, avec le souci de rassembler ». Selon lui, il s’agira de trouver « un compromis, qui n’est pas une compromission », afin de sauver les régimes de protection sociale.

Un virage écologique pour le reste du quinquennat Macron

Après la forte percée verte aux municipales, Jean Castex a souligné que l’écologie n’était « pas une option », mais « une obligation ». Il entend ainsi « accélérer » les décisions en listant « avec les acteurs locaux tout ce que l’on peut faire immédiatement ». Il s’agit notamment de la lutte contre les fuites dans les réseaux d’eau, contre l’artificialisation des terres, pour l’isolement thermique, les toitures photovoltaïques, ou le bien-être animal.

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