Une fuite massive de documents confidentiels visant Tata Electronics, l’un des principaux partenaires industriels de la marque à la pomme, a révélé des informations techniques sur le prochain smartphone du groupe.
Ce n’est pas encore septembre — le mois traditionnel de présentation des nouveaux produits de la marque — que certains détails de l’iPhone 18 Pro sont déjà connus. En cause, une cyberattaque visant Tata Electronics, l’un des sous-traitants les plus stratégiques du groupe américain, qui a compromis des informations sensibles sur ce futur modèle haut de gamme.
D’après des éléments rapportés par Reuters, citant une source proche du dossier et des documents consultés, les données diffusées en ligne incluraient des informations techniques précises sur plusieurs composants, notamment la carte mère, les batteries et le système de caméras.
Ces fichiers mentionneraient également certains fournisseurs clés, exposant une partie de la chaîne d’approvisionnement qu’Apple s’efforce habituellement de garder confidentielle. Certains documents porteraient des filigranes de sécurité propres à l’entreprise, ainsi que des noms de code internes associés au projet iPhone 18 Pro.
Plus de 200 000 fichiers concernés
Des images auraient également été divulguées, montrant des appareils soumis à des tests de résistance aux chutes dans une usine de Tata Electronics plus tôt cette année. Reuters précise ne pas avoir pu authentifier formellement le modèle, mais plusieurs sources l’identifient comme l’iPhone 18 Pro.
Au-delà du cas Apple, l’ampleur de la fuite apparaît considérable. Plus de 200 000 fichiers seraient concernés, incluant des informations relatives à des composants destinés à Tesla, ainsi que des documents liés aux fabricants de semi-conducteurs TSMC et Qualcomm.
Figurent aussi parmi ces données des éléments à caractère personnel, tels que des courriels d’employés, des journaux internes et des copies de passeports, y compris ceux de travailleurs étrangers présents sur les sites de Tata Electronics.
Une situation sensible à un moment clé
Derrière cette attaque se trouverait un groupe de rançongiciel nommé World Leaks, déjà suspecté d’avoir revendiqué le vol de 1,4 téraoctet de données chez Nike en début d’année, selon Reuters.
Comme le souligne l’agence de presse britannique, la divulgation intervient à un moment délicat pour Apple, qui a récemment relevé les prix de plusieurs produits en raison de la hausse des coûts liés aux semi-conducteurs, dans un contexte déjà tendu pour les marges du secteur technologique.
L’incident constitue également un revers pour Tata Electronics, filiale du conglomérat indien Tata, devenue ces dernières années un partenaire industriel majeur d’Apple en dehors de la Chine.
Cette affaire est d’autant plus sensible que cette collaboration s’inscrit au cœur de la vieille ambition du Premier ministre Narendra Modi, visant à faire de l’Inde un acteur incontournable de l’industrie électronique mondiale.


